NOUS REJOINDRE

Nous sommes toujours à la recherche (très passive) de collaborateurs, jeunes ou non, stagiaires ou non, externes ou non, avocats ou non, qui ont un profil aussi atypique que le nôtre. Les qualités que nous recherchons ne résident pas dans les mentions ou les “grades”, encore moins dans la « soif d’apprendre », le besoin de transmission et toutes ces banalités qui nous sont servies à longueur de candidatures. Pour travailler – et rester – avec nous, il faut impérativement :

  • En français, avoir un style écrit alerte et impeccable, et une orthographe d’une qualité hors normes, en tout cas par rapport aux standards actuels, ce qui n’est somme toute pas très difficile ; cette denrée est devenue si rare qu’elle surpasse toutes les autres de sorte qu’un candidat qui n’aurait que celle-ci ne doit pas hésiter à nous contacter ; vous ne supportez pas, par exemple, qu’on écrive « je serais là dans une heure », ni « Mr » à la place de « M. », ni qu’on commence une lettre par « Cher Monsieur Dupont » au lieu de « Cher Monsieur », ni « à priori », ni “un citoyen Belge”, ni qu’on pense que vous vous trompiez quand vous écrivez « après qu’il a ». Donc il se pourrait que vous lisiez… non seulement des journaux mais même peut-être des livres… Il va de soi que quelques fautes de frappe, en particulier dans les mails, ne sont pas un problème. La distraction à petites doses, en la matière, est parfaitement tolérée ; l’ignorance ne l’est pas. Vous avez compris que la réforme de l’orthographe ne servirait qu’à renforcer les forts et vous ne tentez pas d’en profiter pour ignorer les accents circonflexes. Il vous semble logique et cartésien que la langue française soit régulée depuis le quai de Conti. “Si j’écris quelque chose qui paraît ne ressembler à rien, c’est que cela ressemble peut-être à moi-même” (Maurice Chapelan) ;
  • Posséder un très bon niveau d’anglais tant à l’oral qu’à l’écrit ; ne pas remplir ce critère rendra votre mission extrêmement difficile, voire impossible (voire, oui) ;
  • Avoir le sens de la présentation des documents (par exemple vous êtes choqué(e) en lisant cette annonce de constater qu’après les tirets viennent des majuscules, car vous savez que des minuscules seules conviennent en pareille occurrence ; question de paresse de notre part s’agissant d’un texte qui n’est pas destiné aux clients ou aux tribunaux, nous laissons faire Word… autre exemple : vous avez une notion précise de ce à quoi ressemble notre en-tête et n’imaginez pas faire partir un courrier qui ne respecte pas son format) ;
  • Ne pas craindre la solitude du matin au soir, et donc être totalement autonome quel que soit le problème qui se pose, et ne pas rechercher une vie sociale au cabinet, car vous seriez déçu(e) ; vous n’avez pas vraiment besoin d’être soutenu ni encadré, parce que vous avez une colonne vertébrale ; vous savez faire, même si “on ne vous a pas appris”, simplement parce que vous savez chercher l’info ;
  • Savoir gérer un volume de travail irrégulier, particulièrement difficile lorsque ce volume est important, nuit et week-ends compris, pour une rémunération correspondant peu ou prou au tarif stage d’avocat à Bruxelles, auquel s’ajoute heureusement un intéressement sur vos résultats ;
  • Ne pas souffrir de “phobie administrative” (marque déposée à l’INPI le 12 décembre 2014 par l’ancien secrétaire d’Etat Thomas Thévenoud, pour qui remplir une déclaration d’impôts était un calvaire), car la paperasse représente au moins un tiers de votre mission ;
  • Quand on vous demande de faire dix choses, vous avez bien noté les dix, pas huit ou neuf ;
  • Comprendre en conclusion qu’au moins durant les 18 premiers mois de collaboration, il y a plus à donner qu’à recevoir ; qu’en contrepartie, vous faites partie d’un cabinet dont les clients ont un profil international, que certains sont connus et que les dossiers sont exceptionnels pour un cabinet de « taille humaine », expression dont nous avons cependant horreur (et pas seulement parce que “à taille humaine” serait probablement plus approprié).

Pour information :

  • Les dossiers traités relèvent principalement du droit belge et européen dans les matières suivantes : immigration d’affaires et conseil aux investisseurs étrangers qui créent leur société, droits politiques, droit pénal – mais aussi du droit français et du droit suisse ;
  • Un minimum d’absence d’incapacité – nous n’osons dire de capacité – à lire un bilan ou de dégoût (donc d’absence de dégoût) pour les matières comptables est apprécié ;
  • La connaissance même passive du néerlandais n’est pas rédhibitoire.

En bref, vous êtes si ambitieux qu’avaler des couleuvres vous est indifférent, et vos qualités dénotent dans l’époque actuelle. Vous êtes très loin des préoccupations de la “génération Y”, pour ne rien dire de la Z. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est une notion assez vague pour vous. Vous comprenez que vous pouvez développer votre clientèle au sein d’un cabinet reconnu moyennant des sacrifices. Votre richesse est en vous et vous ne la cherchez donc pas chez les autres. Votre esprit libéral-libertaire ne vous empêche pas de savoir être académique, voire ampoulé, quand c’est nécessaire. Dépourvu(e) de toute naïveté, vous n’êtes pas “bloqué(e)” par la teneur de cette annonce. Vous disposez d’un bureau, d’une secrétaire, de salles de réunion, de notre confiance (qui pourrait vous emmener plus loin que vous le pensez), de points de chute dans trois villes, d’une certaine visibilité, d’appuis pour écrire et publier, et surtout pour développer de nouveaux marchés en lien avec votre cursus. Nous travaillons actuellement sur l’Afrique, le Québec, la Hongrie, le Portugal, la Pologne, Chypre.

Si vous existez faites-nous signe : lexial@lexial.eu

(une erreur de fond et une erreur de forme se sont glissées dans ce texte, saurez-vous les déceler ?)